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 Les meubles (le 06/04/2006 à 21h22)

      Partant de meubles existants, photographiés, mesurés, un plan à l‘échelle 1/12°.La base: contreplaqué de 5 mm habillé d’un placage noyer collé à la néoprène et d’un contreplaqué de 1 mm lui aussi plaqué, pour les intérieurs de portes, les cotés et les fonds.

Travail classique de menuiserie.

 La sculpture des motifs, avec une fraise au bout de la Dremel. Les clous, des pointes de laiton tête ronde de 1,1x10, coupés sous la tête à environ 1 mm, un avant trou dans le bois, un point de colle et ça ne bouge plus.

Le tout abondamment ciré.

 
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 Le colombage (le 06/04/2006 à 22h00)

      Le bâtiment fait, hors tout, 80x40x52 cm. Le début des quatre mur: du contreplaqué de 10 mm. Sur les trois faces (l’arrière n’est pas habillé), tracé et pose de carrelet de 10x10 mm, préalablement "vieilli" à la brosse métallique et à la râpe.

       Pointé collé après pose de pointes tête d’homme de 1,5x25 pour retenir le futur torchis (dans la réalité, il s’agissait souvent d’un entrelac de branchages).

    Un détail, chaque poteau d’angle est posé sur une grosse pierre.

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 Les pierres (le 06/04/2006 à 22h05)

         L’encadrement de la porte est en granit bleu. J’ai rapporté de Bretagne du granit et des pierres de schiste, les mêmes qui font la construction de ma maison de famille.

       J’essaie, dans la mesure du possible, de "coller" au plus près à la réalité, tant dans le choix des matériaux que dans les techniques de construction.

        Le granit a été taillé à la meuleuse à disque, pas de difficulté particulière si l’on prend soin de porter des gants et des lunettes de protection!

       Les pièces, taillées suivant un gabarit, sont collées sur le contreplaqué à la néoprène.

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 Les pierres (suite) (le 06/04/2006 à 22h08)

     Pour le soubassement, le schiste, un marteau et un burin. Ensuite, on fait le tri dans les morceaux et on sélectionne les éclats les plus minces.

     Retaillés à la forme voulue à la pince coupante, ils prennent place sur un lit de plâtre à modeler frais, le colombage faisant office de coffrage. On égalise en hauteur et on jointe entre les pierres avec du plâtre. Même technique que pour une pose classique de carrelage!

     Quelques pointes tête d’homme sur le colombage, noyées dans le plâtre aident à la bonne tenue de l’ensemble.

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 Le torchis (le 06/04/2006 à 22h10)

     J’ai cherché dans divers documents pour enfin trouver les proportions des différents composants.

     Les anciens utilisaient ce qu’ils avaient autour d’eux ... De la terre, du sable, de la paille, même de la bouse de vache, de la chaux et de l’eau.

     J’ai supprimé la bouse et la chaux de ma recette! J’ai fait un mélange de 2 volumes de terre (du jardin) tamisée pour éliminer les cailloux, de 2 volumes de sable, également tamisé, de 1 volume de paille hachée (au moulin à café ou au mixer), on peut aussi utiliser du foin séché vendu comme litière pour petits animaux et de 1/2 volume de colle à papier peint en poudre.

     On rend tout ça homogène et on y ajoute de l’eau jusqu’à obtenir une pâte pas trop liquide.

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 Le torchis (suite) (le 06/04/2006 à 22h13)

     Il suffit ensuite de remplir chaque compartiment du colombage et de laisser sécher à température ambiante en recouvrant d’un linge humide afin d’éviter un retrait plus important en surface qu’en épaisseur.

     On peut faire des reprises, même après séchage. Je n’ai pratiquement pas eu de retrait entre le torchis et le colombage. Là où il y en a eu, je l’ai laissé par soucis de réalisme.

     Une fois totalement sec, le torchis est très résistant, on peut le gratter, éventuellement le percer.

     Il est possible d’ajouter un colorant en poudre au mélange selon la teinte souhaitée. Je l’ai laissé naturel.

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 Les murs et les cloisons (le 06/04/2006 à 22h16)

     J’ai doublé intérieurement les murs avec du carton bois de 4 mm fixé sur un encadrement en carrelet de 10x10 mm.

     Cette double cloison peut être utile pour faire passer des fils électriques. La cheminée est faite du même matériau jusqu’au faîtage. Elle est extérieurement couverte de pierres collées et jointées.

     J’ai badigeonné sur le carton bois du plâtre à modeler très liquide afin de rendre la surface des murs irrégulière.

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 Les murs et les cloisons (suite) (le 06/04/2006 à 22h19)

     La cloison séparant la salle commune du couloir/cellier est faite à partir de morceaux de cagot, découpés grossièrement en planches et laissés en l’état sans finition.

     La cloison entre le couloir/cellier et l’étable est encore plus rustique. Des branches et des morceaux de cagot cassés à la main.

     Les deux cloisons sont amovibles pour faciliter d’éventuelles interventions. D’ailleurs, l’ensemble est démontable. Les murs latéraux et celui du fond sont vissés entre eux et sur la plaque de base.

     La façade s’encastre et est maintenue par des goupilles de chaque coté. Le toit se soulève pour voir l’intérieur de la charpente et le grenier. Le plafond se soulève pour voir, de dessus, l’intérieur.

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 La charpente (le 07/04/2006 à 11h38)

     "A la découverte des fermes de France" ... Quel précieux document écrit par ...une anglaise !!!

     On y trouve de nombreux renseignements, illustrés de dessins, sur les matériaux et les techniques de construction de différentes époques et de toutes provinces.

     Les pièces de charpente sont, une fois de plus, en carrelet de 12x12 mm. Le tout est collé même s’il y a des fausses chevilles de bois aux assemblages!

     Les pannes horizontales sont de section 6x3 mm. Les bois sont au préalable vieillis à la brosse métallique et à la rape.. Le tout est teinté.

      L 'ensemble de la charpente bascule vers l’arrière à l’aide de deux charnières fixées sur le haut du mur du fond.

     Afin de dégager le toit de la cheminée avant sa rotation, il m’a fallu créer un système de glissière pour faire coulisser l’ensemble vers la droite avant le basculement.

     Problème découvert tardivement mais qui a trouvé sa solution!

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 Le chaume (le 07/04/2006 à 11h41)

     J’ai détruit deux fois mon travail avant d’être satisfait...Et encore, si c’était à refaire, ce serait différent. C’est ça l’expérience, mais on ne refait jamais deux fois la même chose.

     On peut utiliser ce que l’on a sous la main ou dans la nature autour de soi...Les anciens ne faisaient guère mieux! Dans les galeries photos, j’ai cité les nombreux végétaux qu’ils employaient.

     J’habite à l’embouchure de la Charente et suis entouré de marais. Il y pousse des touffes de joncs des marais qui atteignent 60 à 70 cm de haut. Une fois coupés et séchés, j’ai fait un tri sommaire en éliminant les herbes et autres indésirables.

     Je fais des paquets plats d’environ 1 cm d’épaisseur et 10 cm de large que je maintiens en plusieurs points avec du papier collant (celui qu’on utilise pour masquer avant de peindre des bordures)

          Je les pose sur de la moustiquaire en plastique à petites mailles que j’ai préalablement découpée à la dimension du pan de la toiture. Et je coud le tout à intervalles réguliers.

Il suffit ensuite d’ôter le papier collant (ce qui reste en dessous ne se voit pas), de découper les brins de joncs qui dépassent du support plastique en haut et en bas et de le fixer sur le toit.

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 Le chaume (suite) (le 07/04/2006 à 11h43)

    J’ai vieilli le tout en passant les graines et des morceaux de joncs au moulin à café et en les saupoudrant sur les versants du toit préalablement badigeonnés de colle blanche vinylique allongée à l’eau, quelques traînées de peinture verte et c’est fini!

     Un reste de torchis conservé dans une boîte en plastique (ça ne sèche pas) et voilà couvert le faîtage dans lequel on pique quelques iris pour la tradition.

     En fait, j’ai triché... Les tiges de joncs sont en un seul morceau sur toute la hauteur, je n’ai pas chevauché de bas en haut pour faire des couches successives comme ça doit se faire. Mais on peut le faire avec la même technique.

     On peut aussi colorer la colle si l’on veut obtenir un autre aspect.

     Comme la toiture pivote et que l’on voit le dessous du chaume, si je n’avais rien fait, on aurait vu la moustiquaire! Alors j’ai badigeonné la face interne avec la colle et couvert avec mon mélange de graines, effet garanti!

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 La terre battue (le 07/04/2006 à 11h46)

     Partant de l’expérience acquise avec le torchis et en particulier sa grande résistance, j’ai préparé le mélange suivant: 2 volumes de terre du jardin, toujours tamisée, 2 volumes de sable et 1/2 volume de colle à papier peint en poudre.

     On ajoute de l’eau jusqu’à obtenir une pâte pas trop liquide.

     J’ai ensuite fait un cadre sur le plancher de la salle commune et du couloir/cellier avec des baguettes de 5 mm, comme un coffrage. J’ai posé la pâte, sommairement égalisée avec une règle et terminé de tasser avec la main afin de rendre la surface un peu irrégulière.

     J’ai laissé sécher à température ambiante en couvrant la surface avec un linge humide pour éviter les fissures. Avant séchage complet, j’ai fait un tampon avec un linge mouillé et je l’ai passé en tournant sur la surface, un peu comme on fait avec une taloche sur une dalle de béton.

     Là, il s’agit non pas d’avoir une grande planéité, mais de rendre la surface lisse tout en conservant les légères ondulations du sol. Quelques fissures sont restées, ça n’en est que plus réaliste.

     Toujours la possibilité de teinter dans la masse si nécessaire.

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 Les dalles de sol (le 07/04/2006 à 11h48)

     De simples galets plats ramassés sur une plage, amincis à la meuleuse à disque, collés et jointés au plâtre à modeler.

     Idem pour le soubassement intérieur de l’étable.

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 L'éclairage (le 07/04/2006 à 11h50)

     Trois points: le foyer de la cheminée, la lampe à pétrole de la salle commune, la lampe tempête de l’étable. Des ampoules courantes de 3,8V/0,3A.

     Le fil, en fendant la gaine d’un câble téléphonique 3 paires, on obtient 6 fils souples.

     L’alimentation, un boîtier en carton bois contenant trois piles 1,5V/LR 20. Les contacts à chaque extrémité, des attaches parisiennes à tête ronde de 16 mm.

     Des dominos à la jonction mur arrière/ plafond permettent de retirer le plafond. Les deux ampoules au plafond sont peintes en jaune sur leur face visible (lumière plus douce et plus proche de l’éclairage de l’époque), celle du foyer peinte en rouge.

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 L'équipement (le 07/04/2006 à 11h52)

     En dehors du gros mobilier, les baquets, seaux, tonneaux sont construits comme en réel et cerclés de bois. Les tabourets, chaises sont "rustiques".

     Seuls les seaux de traite et la lame de la faux sont en métal (carton peint aluminium). Les assiettes, bols, bolées, tasses, pichets, charniers, bougeoirs sont en bois et ont été tournés dans des tourillons de hêtre (vendus en magasins de bricolage en différents diamètres, longueur de 1 mètre).

     Ce bois, dense, a l’avantage de ne pas se fendre ni éclater au tournage (les assiettes décorées font environ 3 mm d’épaisseur).

     Les pièces tournées du rouet, du banc à dos, du vaisselier, du porte cuillères l’ont été dans le même bois.

     Le chaudron sur sa crémaillère dans la cheminée: le bouchon d’un flacon de shampoing, ajouté trois pieds, une anse (fil électrique rigide dénudé, 1,5mm), le tout peint au noir à tableau mat et frotté à la cendre.

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 La décoration (le 07/04/2006 à 11h57)

      Vaste sujet! Extérieurement j’ai "vieilli" l’ensemble avec un mélange liquide de terre et de colle à papier peint. Intérieurement les murs et le plafond ont été badigeonnés avec de l’eau teinté à la gouache noire.

     L’étable a subi un traitement plus énergique avec un mélange liquide terre/colle plus consistant. Le cochon et la vache qui se trouvaient là y ont eu droit aussi!

      En dehors du foin autour de la vache et du cochon, le sol de l’étable et du couloir/cellier est couvert de paille hachée menu (toujours au moulin à café), saupoudrée sur de la colle vinylique liquide.

      L’évier est encastré dans l’épaisseur de la double cloison. C’est une pierre calcaire creusée à la meuleuse électrique équipée d’un disque usé, donc de petit diamètre, donnant une forme creuse.

     La cheminée a un vrai conduit qui débouche à l’extérieur, j’ai l’idée de faire se consumer des morceaux de baguettes d’encens dans la marmite pour faire sortir de la fumée !

      Dans la cheminée, sous la marmite, un trépied pour poser la crêpière (à droite), le tout en carton peint. Le feu, un cône de plexi peint et couvert de morceaux de branches collées. Le tout, mobile, pour changer l’ampoule en dessous.

     Le sol pavé et le foyer sont couverts de cendre fixée sur de la colle vinylique liquide.

     A droite de la cheminée, une niche contient une statue, pour moi c’est sainte Anne, en réalité c’est une "fève" de galette des rois!

     Des boules de couleur pendent au plafond. Ce sont des boules de pardon que les assistants achetaient lors des cérémonies aux marchands ambulants.

     Sur la cloison de droite, des photos "de famille", réduction de cartes postales anciennes.

     Sur la table, la boule de pain entamée et la motte de beurre en plâtre à modeler. L’assiette de crêpes, des ronds de papier sulfurisé mouillé et séché au sèche cheveux (ils gondolent), puis collés en un point au milieu, peints. Les trous, avec la pointe d’un petit fer à souder.

     Dans le couloir/cellier, les tonneaux de cidre, intéressants à construire, de véritables douves et un montage "comme les grands". Avec bonde et robinet.

     Un baquet contient poireaux, pommes de terre, carottes. Les pommes de terre, des grains de chicorée sélectionnés pour leur forme, enrobés de colle puis peints et couverts du mélange terre/colle.

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 La décoration (suite) (le 07/04/2006 à 11h59)

     La vache, difficile à trouver, pour la forme, la taille et la robe....Je l’ai modifiée, changé les cornes, la queue et la robe! Et puis, "crottée" ...Le cochon, moins de problèmes, mais trop propre à mon goût, alors ...

     Un seau de traite est plein de lait. A coté, un râteau faneur et une faux. Deux splendides bouses, toujours ce mélange terre/colle, il ne manque que l’odeur!

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 La décoration (fin) (le 07/04/2006 à 12h01)

     Et puis le grenier, une meule de paille devant l’ouverture au dessus de la crèche et divers outils et "choses" que j’avais en trop et que j’ai collé là...

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 Nouvelle armoire (le 18/01/2007 à 17h42)

    La première ne correspondait pas à l’armoire que les jeunes mariés faisaient faire par le menuisier du village et qu’ils conservaient toute leur vie.

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 Nouvelle armoire (suite) (le 18/01/2007 à 17h47)

   Elle est en châtaignier massif.

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